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08. janvier 2026

Versements rétroactifs dans le pilier 3a : pourquoi agir tôt est désormais doublement avantageux

De nombreux actifs ne versent dans le pilier 3a qu’en fin d’année. Cela se fait souvent par habitude ou parce qu’ils peuvent alors mieux évaluer leur situation financière. Avec la nouvelle possibilité d’effectuer des versements rétroactifs, la prévoyance devient toutefois nettement plus stratégique. Outre une plus grande flexibilité, le moment du versement gagne en importance.

L’aperçu suivant montre comment fonctionne la nouvelle réglementation, quels avantages elle offre et quelles conditions-cadres doivent être respectées.

 

Nachträgliche Einzahlungen 3a - Warum frühes Handeln sich lohnt

 

Que signifie le versement rétroactif dans le pilier 3a ?

La nouvelle réglementation permet de verser ultérieurement des cotisations annuelles 3a non utilisées. Sont concernés les années durant lesquelles le montant maximal légal n’a pas été utilisé ou ne l’a été que partiellement – par exemple en raison d’un travail à temps partiel, d’interruptions d’activité, de revenus fluctuants ou d’une entrée tardive dans le pilier 3a.

Ces cotisations ne sont désormais plus considérées comme définitivement perdues, mais peuvent être rattrapées sous certaines conditions.

 

Les principaux avantages en un coup d’œil

  1. Plus de flexibilité dans la planification de la prévoyance : Les cotisations annuelles 3a non utilisées peuvent être rattrapées sur plusieurs années. Cela crée une marge de manœuvre supplémentaire pour les personnes ayant un parcours professionnel irrégulier.
  2. Planification plutôt que pression temporelle : Celui qui verse tôt le montant maximal annuel remplit une condition centrale pour de futurs versements rétroactifs. La planification de la prévoyance est ainsi moins marquée par des décisions à court terme en fin d’année.
  3. Effet double en cas de versement anticipé : Les versements rétroactifs sont entièrement déductibles du revenu imposable l’année du versement. Si le versement a lieu tôt, le capital bénéficie en outre plus longtemps de l’effet des intérêts composés.

 

Points importants à prendre en compte

  1. Champ d’application temporel : La nouvelle réglementation s’applique à partir de l’année fiscale 2026 et concerne les lacunes de prévoyance à partir de l’année 2025. Les années antérieures ne peuvent pas être prises en compte rétroactivement en 2026.
  2. Période rétroactive : Les versements rétroactifs sont possibles sur une période allant jusqu’à dix ans. Une lacune de cotisation apparue en 2025 peut ainsi être comblée au plus tard jusqu’à la fin de l’année 2035.
  3. Conditions personnelles : Un revenu d’activité soumis à l’AVS est requis aussi bien l’année de la lacune que l’année du versement rétroactif. En outre, le montant maximal annuel correspondant doit être versé dans le pilier 3a l’année du rattrapage.
  4. Montant du versement rétroactif possible : Peut être versée rétroactivement la différence entre le montant effectivement versé et le montant maximal légal de l’année concernée (pour 2025 et 2026, le montant maximal s’élève à CHF 7’258). Le niveau de ce montant maximal dépend de l’existence ou non d’une caisse de pension, raison pour laquelle des plafonds différents s’appliquent aux salariés et aux indépendants.
  5. Traitement fiscal : Les versements rétroactifs peuvent être entièrement déduits du revenu imposable l’année du versement. Une correction fiscale rétroactive pour les années antérieures n’est pas prévue.
    Remarque pour les personnes soumises à l’impôt à la source : Pour les personnes soumises à l’impôt à la source, la déduction fiscale résultant d’un versement rétroactif ne déploie en principe ses effets que si une taxation ordinaire ultérieure (TOU) est demandée ou effectuée pour l’année concernée. Sans taxation ordinaire, l’avantage fiscal du versement ne peut, le cas échéant, pas être revendiqué ou seulement de manière limitée. Un examen individuel de la situation fiscale personnelle avec votre conseiller fiscal est donc recommandé.

 

Une flexibilité accrue

La possibilité d’effectuer des versements rétroactifs augmente nettement la flexibilité du pilier 3a. En parallèle, il apparaît clairement qu’un versement anticipé au cours de l’année en cours gagne en importance : il crée une sécurité de planification, préserve les options d’action futures et maximise l’utilité à long terme de la prévoyance.

Le pilier 3a évolue ainsi d’une simple mesure de fin d’année vers un instrument stratégique de la planification financière et fiscale à long terme.

 

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